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IT Consultant

Artopraxia : pratiquer pour s’éloigner des écrans

Artopraxia propose une approche simple de la déconnexion numérique : remplacer une partie du temps passé devant les écrans par des activités artistiques, créatives et manuelles. Dessiner, peindre, écrire, jouer d’un instrument, sculpter ou bricoler permet de retrouver une attention plus volontaire, de réduire les sollicitations numériques et de reprendre progressivement le contrôle de son temps. Moins d’exposition aux écrans signifie aussi moins de publicités, de contenus trompeurs et d’occasions de cliquer sur des liens frauduleux : la déconnexion peut ainsi contribuer, à son échelle, à une meilleure hygiène numérique.

Artopraxia et déconnexion numérique : réduire son temps d’écran

Déconnexion active

Réduire le temps d’écran en retrouvant le plaisir de pratiquer

Artopraxia repose sur une idée simple : pour passer moins de temps devant les écrans, il est souvent plus efficace de remplacer une partie de ce temps numérique par une activité concrète, artistique, créative ou manuelle. Dessiner, peindre, écrire, jouer d’un instrument, sculpter, fabriquer, bricoler ou simplement griffonner quelques formes sur une feuille permet de déplacer son attention vers une pratique réelle.

Le numérique occupe aujourd’hui une place considérable dans la vie quotidienne. Nous travaillons sur ordinateur, nous communiquons par messagerie, nous consultons les actualités sur Internet, nous regardons des vidéos, nous utilisons les réseaux sociaux, nous effectuons des achats en ligne et nous réalisons de nombreuses démarches depuis un smartphone. Ces outils sont utiles, parfois indispensables, mais ils peuvent aussi occuper progressivement tous les moments disponibles.

Quelques minutes consacrées à consulter un réseau social peuvent facilement se transformer en une longue succession de publications, de vidéos courtes, de recommandations automatiques et de publicités. Le problème n’est donc pas nécessairement l’utilisation du numérique elle-même, mais la difficulté à décider du moment où cette utilisation doit s’arrêter.

Artopraxia ne propose pas de rejeter Internet, les ordinateurs ou les smartphones. La démarche consiste plutôt à retrouver la capacité de choisir. Utiliser un écran lorsque celui-ci répond à un besoin précis, puis être capable de s’en éloigner lorsque ce besoin disparaît.

Remplacer l’écran plutôt que simplement l’interdire

Décider de réduire son temps d’écran peut sembler simple, mais cette décision devient plus difficile lorsque le téléphone reste à portée de main et que les applications continuent à solliciter l’attention. Notifications, vidéos suggérées, fils d’actualité continus et messages sponsorisés rendent l’interruption moins naturelle.

La pratique artistique apporte une réponse différente. Elle ne repose pas uniquement sur l’interdiction. Elle propose une activité concurrente. Lorsque l’on dessine, les mains sont occupées. Lorsque l’on joue du piano ou de la guitare, l’attention se porte sur le son et le geste. Lorsque l’on modèle une sculpture ou que l’on fabrique un objet, il faut observer, essayer, corriger et recommencer.

La déconnexion devient alors active. On ne se contente plus d’éteindre un écran : on utilise le temps libéré pour faire quelque chose. Cette différence est au cœur du concept Artopraxia.

Quelques minutes suffisent pour commencer

Il n’est pas nécessaire de consacrer plusieurs heures par jour à une activité artistique. Quelques minutes peuvent déjà créer une rupture avec les habitudes numériques. Dix minutes de dessin représentent dix minutes sans défilement de publications. Vingt minutes de musique représentent vingt minutes pendant lesquelles le téléphone peut rester posé ailleurs.

Ces périodes peuvent sembler modestes, mais leur accumulation change progressivement la place du numérique dans la journée. Trente minutes récupérées chaque jour représentent plusieurs heures par semaine. L’objectif n’est donc pas nécessairement d’organiser une déconnexion spectaculaire, mais de récupérer progressivement une partie du temps que les écrans occupent automatiquement.

Retrouver une attention plus volontaire

Une grande partie des services numériques repose sur l’économie de l’attention. Les plateformes cherchent naturellement à prolonger l’utilisation grâce aux recommandations, aux notifications, au défilement continu et aux contenus personnalisés.

Une activité artistique fonctionne autrement. Une feuille blanche ne produit aucune notification. Un instrument de musique ne propose pas automatiquement une nouvelle vidéo. Une sculpture ne présente aucune publicité. L’objet reste disponible, mais il n’exige pas l’attention.

Dans cette relation, la personne redevient davantage maîtresse du rythme. Elle décide de commencer, de poursuivre, de modifier ou d’interrompre son activité. Artopraxia cherche ainsi à redonner une place à une attention moins sollicitée et plus volontaire.

Passer de la consommation à la création

Le numérique nous place très souvent dans une position de consommation. Nous regardons des vidéos, nous lisons des publications, nous faisons défiler des images, nous écoutons des contenus et nous réagissons à ce que d’autres personnes ont créé.

La pratique artistique inverse cette logique. Au lieu de regarder quelqu’un dessiner, on dessine. Au lieu de regarder un musicien, on joue. Au lieu de consulter une vidéo montrant la fabrication d’un objet, on commence à fabriquer soi-même.

Le résultat n’a pas besoin d’être parfait. Artopraxia ne repose pas sur la performance artistique. Un dessin imparfait, quelques accords hésitants ou une petite sculpture expérimentale peuvent déjà remplir leur fonction : consacrer un moment à la pratique plutôt qu’à la consommation numérique.

Une réduction du temps d’écran qui peut aussi améliorer l’hygiène numérique

La déconnexion possède également un avantage moins souvent évoqué : réduire le temps passé en ligne peut diminuer certaines occasions d’exposition aux risques numériques.

La cybersécurité est souvent abordée sous un angle technique : antivirus, mises à jour, mots de passe, authentification multifacteur, sauvegardes ou protection du réseau. Ces mesures restent indispensables, mais le comportement humain joue lui aussi un rôle important.

Pour être attiré par une publicité frauduleuse, un faux concours, une fausse boutique ou une proposition d’investissement douteuse, il faut d’abord être exposé à cette sollicitation. Plus nous naviguons sans objectif précis, plus nous multiplions potentiellement les occasions de rencontrer ce type de contenu.

Réduire certaines navigations inutiles ne remplace donc pas les outils de cybersécurité, mais cela peut contribuer à diminuer la surface d’exposition. Une heure passée à peindre est une heure pendant laquelle aucune publicité affichée sur un réseau social ne peut inciter à cliquer sur un site douteux.

Voir moins de publicités et de sollicitations frauduleuses

Les plateformes numériques diffusent une quantité importante de contenus commerciaux. La majorité des annonceurs sont légitimes, mais il arrive également que des campagnes publicitaires servent à promouvoir de fausses boutiques, de faux investissements, des abonnements trompeurs, des produits douteux ou des copies de services connus.

Aucun système de modération ne peut garantir qu’un utilisateur ne rencontrera jamais une publicité mensongère ou frauduleuse. La réduction du temps d’exposition constitue donc une forme très simple de prévention : ce que l’on ne voit pas ne peut pas provoquer de clic impulsif.

Dans cette perspective, Artopraxia ne devient pas un outil de cybersécurité au sens technique du terme. Il participe plutôt à une forme d’hygiène numérique : moins d’exposition inutile, moins de sollicitations, moins de décisions prises sous pression.

Prendre de la distance avant de cliquer

De nombreuses fraudes reposent sur l’urgence. Elles cherchent à provoquer une réaction immédiate : une offre qui expire, un compte qui serait prétendument bloqué, une opportunité exceptionnelle ou un message inquiétant.

Une habitude de déconnexion peut aider à réintroduire du temps entre la sollicitation et la réaction. Fermer l’écran, faire autre chose pendant quelques minutes, puis revenir à la situation permet parfois de regarder un message avec davantage de recul.

Cette capacité à ne pas répondre immédiatement constitue un comportement utile face aux techniques de manipulation. La cybersécurité dépend aussi de notre faculté à ralentir lorsqu’un message cherche précisément à nous faire agir trop vite.

Réduire aussi les traces numériques

Chaque activité numérique peut produire des données : recherches, historique de navigation, interactions, centres d’intérêt, informations techniques ou habitudes d’utilisation. Tous ces traitements ne sont évidemment pas problématiques, mais ils participent à la multiplication des traces numériques.

Une activité réalisée hors ligne génère généralement beaucoup moins de données. Dessiner sur une feuille ne nécessite aucun compte. Lire un livre papier ne produit pas automatiquement un historique de lecture transmis à un serveur. Jouer d’un instrument sans application connectée ne crée aucune statistique d’utilisation.

La pratique artistique et manuelle permet ainsi de recréer des espaces dans lesquels toutes les activités de la vie quotidienne ne sont pas automatiquement transformées en données.

Retrouver le droit de créer sans publier

Le numérique peut également modifier notre rapport à la création. On dessine parfois en pensant immédiatement à la publication du dessin. On joue de la musique pour enregistrer une vidéo. On fabrique un objet dans l’idée de le montrer sur un réseau social.

Artopraxia invite aussi à redécouvrir une pratique plus personnelle. Un dessin peut rester dans un carnet. Un morceau peut être joué sans être enregistré. Une sculpture peut rester dans un atelier ou sur une étagère. Une activité peut avoir de la valeur sans obtenir de vues, de commentaires ou de mentions « j’aime ».

Cette distinction permet de retrouver une relation plus directe entre la personne et ce qu’elle pratique.

Une pratique accessible à tous

Il n’est pas nécessaire d’être artiste professionnel pour entrer dans la démarche Artopraxia. Il n’est pas nécessaire d’avoir étudié dans une école d’art, de posséder un atelier ou d’acheter du matériel coûteux.

Une feuille, un crayon, du carton, du papier, des objets récupérés ou un instrument déjà présent dans la maison peuvent suffire. L’objectif premier n’est pas de produire une œuvre exceptionnelle. Il est de remettre la pratique au centre.

Le premier bénéfice existe déjà lorsque quelques minutes de consommation numérique deviennent quelques minutes de création.

Artopraxia : une déconnexion active

La déconnexion passive consiste simplement à ne plus regarder un écran. La déconnexion active proposée par Artopraxia consiste à utiliser ce moment pour créer, dessiner, écrire, jouer, fabriquer, modeler, réparer, expérimenter ou observer.

Le temps récupéré n’est donc pas un vide laissé par le numérique. Il devient un espace disponible pour une activité choisie.

Artopraxia ne cherche pas à supprimer la technologie de nos vies, mais à lui redonner sa place d’outil. Internet peut servir à découvrir une technique, apprendre quelques accords ou rechercher une information. Une fois cette information obtenue, l’écran peut être fermé et la pratique commencer.

Utiliser le numérique lorsque nous en avons besoin, puis savoir nous en éloigner lorsque nous n’en avons plus besoin : c’est cette autonomie qu’Artopraxia cherche à développer.

Moins d’écran ne signifie pas moins d’activité. Cela peut signifier davantage de création, davantage d’attention, moins de sollicitations numériques et moins d’occasions de cliquer sur des contenus trompeurs ou frauduleux.

Artopraxia — l’art comme pratique, la déconnexion comme choix.

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