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IT Consultant

Artopraxia : agir, créer et prendre du recul face au numérique

Avec Artopraxia, Alain Stevens développe une approche de la déconnexion numérique active fondée sur une idée simple : pour prendre de la distance avec les écrans, il peut être plus efficace de retrouver des activités concrètes que de simplement chercher à réduire son temps de connexion. Dessiner, peindre, modeler, jouer d’un instrument, fabriquer ou expérimenter permettent de déplacer momentanément son attention vers une action réelle, sans recherche de performance ni obligation de résultat.

Artopraxia : déconnexion numérique, créativité et facteur humain

Le cheminement qui a conduit à Artopraxia

Artopraxia n’est pas né d’une réflexion isolée sur les loisirs créatifs. Le projet est le prolongement d’un parcours professionnel commencé en 1999 autour de l’informatique, de l’investigation, de la prévention des risques et, progressivement, de notre relation aux technologies. Au cours de cette activité, Alain Stevens a accompagné des centaines de chefs d’entreprise dans des domaines très différents, avec des problématiques techniques, organisationnelles, stratégiques ou liées aux risques.

Cette expérience a progressivement fait apparaître un constat : derrière de nombreuses problématiques numériques se trouve aussi le facteur humain. Une technologie peut être performante et un système correctement protégé, mais les décisions restent prises par des personnes soumises à l’urgence, aux sollicitations, aux habitudes, à la fatigue informationnelle ou à des mécanismes de manipulation.

Du risque numérique à la nécessité de prendre du recul

Les fraudes numériques illustrent particulièrement cette problématique. Hameçonnage, faux messages urgents, usurpations d’identité, fausses factures ou demandes inhabituelles cherchent souvent à provoquer une réaction rapide : cliquer, répondre, transmettre une information ou effectuer une opération avant d’avoir réellement pris le temps de réfléchir.

La prévention ne repose donc pas uniquement sur des outils techniques. Elle passe également par la capacité à interrompre un automatisme, à différer une action et à retrouver quelques instants de recul avant une décision. Cette réflexion menée autour du facteur humain et des risques numériques a rencontré une autre dimension du parcours d’Alain Stevens : une pratique ancienne de la musique, notamment du piano, mais aussi de la peinture, de la sculpture et de différentes activités artistiques et manuelles.

Demande d'information

Dire à quelqu’un de « passer moins de temps sur son téléphone » ou de « se déconnecter » ne lui indique pas nécessairement ce qu’il peut faire à la place. Artopraxia propose donc de considérer la déconnexion autrement : non comme une privation, mais comme le remplacement temporaire d’une sollicitation numérique par une action concrète, volontaire et créative.

Quelques minutes de dessin, de griffonnage, de modelage, de musique, de découpage ou de fabrication peuvent ainsi constituer un temps de transition entre une sollicitation et une décision. Il ne s’agit pas de prétendre qu’une activité artistique empêche à elle seule une fraude ou garantit une meilleure décision, mais d’introduire volontairement une rupture dans un environnement qui encourage souvent l’immédiateté.

Créer sans chercher la performance

Artopraxia ne demande pas de savoir dessiner, peindre, sculpter ou jouer parfaitement d’un instrument. La démarche s’intéresse davantage au geste qu’au résultat. Tracer quelques lignes, manipuler une matière, assembler des formes ou improviser quelques notes peut suffire à créer un moment distinct de l’activité numérique.

Cette absence de recherche de performance est importante. Il ne s’agit pas de transformer la déconnexion en nouvelle obligation, ni de remplacer la pression numérique par celle de « réussir » une œuvre. L’activité peut être courte, imparfaite, expérimentale et même destinée à être jetée. Ce qui compte est d’avoir fait quelque chose plutôt que d’être resté dans un flux continu de sollicitations.

Une démarche issue de l’expérience du facteur humain

Artopraxia constitue ainsi le prolongement d’un parcours consacré à la technologie et à ses usages. Après avoir accompagné des centaines de dirigeants et observé pendant plus de vingt-cinq ans l’évolution de l’informatique, d’Internet, de la cybercriminalité puis de l’intelligence artificielle, Alain Stevens s’intéresse avec Artopraxia à une question complémentaire : comment préserver notre capacité à agir, réfléchir et décider dans un environnement toujours plus connecté ?

La réponse proposée n’est pas de rejeter la technologie. Elle consiste au contraire à apprendre à l’utiliser tout en conservant la possibilité de s’en éloigner volontairement. Le numérique reste un outil ; il ne doit pas nécessairement occuper chaque moment disponible.

Artopraxia : retrouver le geste avant le clic

Cette idée pourrait se résumer par une formule : retrouver le geste avant le clic. Face à certaines sollicitations, prendre quelques instants pour dessiner, écrire à la main, manipuler une matière ou réaliser une petite activité manuelle peut devenir un rituel personnel de mise à distance.

Artopraxia explore cette relation entre créativité, attention, autonomie, facteur humain et déconnexion numérique à travers des contenus, des exercices, des cours, des formations, du coaching et des ressources destinées à encourager chacun à retrouver des activités concrètes en dehors des écrans.

Une approche complémentaire de Pacta 360

Avec Pacta 360, Alain Stevens travaille notamment sur les risques numériques, la fraude, la cybercriminalité, l’informatique, l’intelligence artificielle et le facteur humain. Artopraxia prolonge cette réflexion en s’intéressant à ce qui se passe lorsque nous choisissons précisément de ne plus interagir avec la technologie pendant quelques instants.

Deux approches qui suivent finalement une même logique : mieux comprendre notre environnement numérique pour conserver davantage de maîtrise sur nos usages, nos décisions et notre attention.