Cyberenquête OSINT : rechercher, analyser et documenter les traces numériques
La cyberenquête OSINT, ou renseignement en sources ouvertes (ROSO), permet de rechercher, collecter et analyser des informations publiques pour documenter les fraudes, usurpations d'identité, cyberharcèlement et atteintes à l'e-réputation. Pacta 360 développe des outils informatiques facilitant ces recherches, tandis que les détectives privés partenaires habilités peuvent compléter les investigations numériques par des vérifications sur le terrain, dans le respect du RGPD et de la législation applicable.
Qu'est-ce qu'une cyberenquête OSINT ?
La cyberenquête OSINT désigne une démarche d'investigation numérique fondée sur la recherche, la collecte, la conservation et l'analyse d'informations publiquement accessibles. Le terme OSINT, pour Open Source Intelligence, correspond en français au renseignement d'origine sources ouvertes, également appelé ROSO.
Cette discipline s'appuie sur une méthodologie destinée à rechercher des informations pertinentes, à identifier leur provenance, à vérifier leur authenticité et à recouper différentes sources. Elle peut contribuer à documenter des faits, à comprendre une situation de fraude ou à préparer des investigations complémentaires.
Dans le domaine des enquêtes privées, l'OSINT constitue une méthode d'investigation complémentaire aux recherches traditionnelles. Elle permet aux détectives privés disposant des compétences nécessaires d'exploiter des ressources numériques pour défendre les intérêts légitimes de leurs clients, dans le respect de leurs obligations professionnelles.
Une cyberenquête ne doit toutefois pas être confondue avec une intrusion informatique ou une surveillance clandestine. Les recherches en sources ouvertes reposent sur des informations auxquelles l'utilisateur est légalement autorisé à accéder, sans piratage de compte, contournement de protections ni utilisation de données volées.
Des traces numériques qui peuvent contribuer à documenter les faits
Les activités sur Internet peuvent générer différentes traces : publications, annonces, documents accessibles au public, références de sites web, informations d'entreprises, photographies ou échanges publiés sur des plateformes ouvertes.
Ces éléments peuvent contenir des informations utiles pour comprendre les circonstances d'un incident. Une annonce frauduleuse, un faux site commercial ou une publication publique peuvent notamment apporter des références documentaires qu'il convient de préserver rapidement.
La cyberenquête consiste à examiner ces informations avec méthode. Il ne suffit pas de retrouver une page Internet ou une photographie : il faut également vérifier sa date, son origine, sa cohérence et les éventuelles modifications intervenues depuis sa publication.
Une trace numérique ne démontre pas nécessairement l'identité de son auteur. Les contenus peuvent avoir été copiés, modifiés ou diffusés par des personnes utilisant une identité fictive. C'est pourquoi toute conclusion doit reposer sur des vérifications appropriées.
Les principales sources utilisées dans une cyberenquête
Les réseaux sociaux accessibles au public
Les réseaux sociaux peuvent constituer une source d'informations sur des publications, des événements, des activités professionnelles ou des contenus diffusés publiquement.
Dans une situation de fraude ou d'usurpation d'identité, les recherches peuvent notamment contribuer à documenter un faux profil, conserver les adresses des publications concernées et examiner certaines informations visibles.
Les contenus privés, les comptes protégés et les informations nécessitant un accès non autorisé sont exclus du périmètre des recherches OSINT légitimes.
Les forums, blogs et publications en ligne
Les forums de discussion, les blogs, les sites spécialisés et les publications publiques peuvent contenir des informations utiles à la compréhension d'une situation.
Ces contenus nécessitent toutefois une interprétation particulièrement prudente, notamment lorsqu'ils sont anonymes ou reposent sur des déclarations impossibles à vérifier directement.
Les bases de données et les registres publics
Certaines recherches peuvent s'appuyer sur les données publiées par des organismes officiels ou des services spécialisés. Les registres d'entreprises, les annonces légales et les informations administratives ouvertes peuvent contribuer à vérifier une activité commerciale ou certaines informations économiques.
Les ressources disponibles peuvent notamment comprendre le RCS, les publications du Bodacc, certaines informations de l'INPI, les données de l'INSEE ou des bases documentaires publiques.
Les conditions d'accès, les restrictions de réutilisation et les limites de chaque source doivent être respectées.
Les ressources techniques d'Internet
Les informations publiques relatives aux noms de domaine, aux enregistrements DNS, aux certificats numériques et aux archives de sites Internet peuvent apporter des renseignements sur l'environnement technique d'une activité en ligne.
Ces traces peuvent contribuer à documenter un site suspect ou à examiner son évolution. Elles ne suffisent cependant pas à identifier automatiquement la personne qui contrôle réellement une infrastructure numérique.
Une méthodologie rigoureuse pour transformer les informations en éléments exploitables
Une cyberenquête efficace doit suivre une procédure structurée. Cette méthode permet d'éviter les recherches désordonnées, de limiter les erreurs et de conserver une documentation compréhensible par les personnes chargées d'examiner le dossier.
1. Définir les objectifs de la recherche
La première étape consiste à préciser les faits à documenter, les informations disponibles et les questions auxquelles les recherches doivent répondre.
Il convient également d'identifier le fondement légitime des opérations et les limites juridiques du périmètre envisagé.
2. Rechercher et conserver les informations
Les ressources publiques pertinentes sont consultées selon une méthode adaptée. Les informations utiles peuvent être enregistrées avec leurs références, leurs dates de consultation et les éléments nécessaires à leur identification.
Les logiciels informatiques peuvent faciliter la sauvegarde autorisée de pages, le classement des captures d'écran, l'organisation des documents et la création d'un dossier chronologique.
3. Vérifier et recouper les sources
Les informations recueillies sont comparées afin de rechercher les contradictions, les correspondances et les éventuelles lacunes documentaires.
Le recoupement doit prendre en compte l'indépendance des sources : plusieurs sites reproduisant une même information initiale ne constituent pas nécessairement plusieurs confirmations distinctes.
4. Distinguer les faits des hypothèses
L'analyse doit séparer clairement les éléments directement constatables, les informations corroborées, les hypothèses plausibles et les affirmations non vérifiées.
Cette distinction est essentielle pour éviter d'attribuer à une personne des faits qui ne sont pas établis ou d'accorder une confiance excessive à des résultats automatisés.
5. Préparer un rapport circonstancié
Le compte rendu présente les recherches réalisées, les sources pertinentes, les résultats vérifiés et les limites rencontrées pendant les opérations.
Il peut comprendre une chronologie, un inventaire documentaire, des références de fichiers, des captures et des explications techniques.
Les informations produites par les logiciels doivent pouvoir être examinées et vérifiées indépendamment.
Le rôle des détectives privés dans les cyberenquêtes
Les détectives privés disposent de compétences particulières en matière d'investigation, de recherche de renseignements et de vérification de situations factuelles.
Lorsqu'ils possèdent une spécialisation en OSINT, ils peuvent associer les ressources numériques aux méthodes traditionnelles d'enquête.
Une recherche documentaire peut, par exemple, permettre de constater une incohérence entre plusieurs informations publiques. Le détective privé peut ensuite déterminer si des investigations complémentaires sont nécessaires pour confirmer ou infirmer les hypothèses envisagées.
Les vérifications sur le terrain constituent alors une approche complémentaire à l'analyse numérique. Elles peuvent contribuer à replacer les informations dans leur contexte réel, sous réserve du respect des autorisations et des règles applicables à la profession.
Les détectives privés habilités conduisent leurs propres missions et restent responsables des opérations réalisées, des conclusions formulées et des documents remis à leurs clients.
Cyberenquête et fraude sur Internet
Les escroqueries numériques prennent de nombreuses formes : faux commerces en ligne, annonces trompeuses, demandes de paiement frauduleuses, usurpations d'identité commerciale ou sollicitations provenant de comptes fictifs.
Une cyberenquête OSINT peut permettre de documenter les informations publiques liées à ces situations : sites concernés, annonces accessibles, photographies, références de domaines Internet ou publications pertinentes.
Les recherches peuvent également contribuer à vérifier certaines déclarations, à examiner des incohérences et à préparer une chronologie des faits.
En revanche, l'identification réelle d'un escroc peut nécessiter des informations non publiques détenues par des plateformes, des opérateurs ou des établissements financiers. Leur communication relève des procédures légales appropriées.
Usurpation d'identité et faux profils
L'usurpation d'identité numérique peut consister à utiliser le nom, les photographies, les informations personnelles ou l'identité professionnelle d'un tiers sans autorisation.
Les recherches OSINT peuvent contribuer à retrouver certaines publications accessibles au public, à comparer des photographies et à conserver les références des contenus litigieux.
Une recherche inversée d'image peut notamment aider à examiner la réutilisation d'une photographie sur différents sites. Toutefois, elle ne permet pas de déterminer avec certitude qui a créé ou exploité un compte frauduleux.
La victime peut utiliser des outils informatiques pour préserver les informations utiles à ses démarches, puis solliciter si nécessaire les plateformes, un avocat ou les autorités compétentes.
Cyberharcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse
Les situations de cyberharcèlement, les publications potentiellement diffamatoires et les accusations mensongères peuvent nécessiter une documentation méthodique.
Les outils informatiques peuvent aider à conserver les messages détenus légitimement par la victime, à relever les références des contenus publics et à organiser une chronologie.
Une attention particulière doit être portée aux dates, au contexte des publications et à la conservation des documents d'origine.
La qualification de harcèlement, de diffamation ou de dénonciation calomnieuse relève d'une analyse juridique fondée sur les circonstances de l'affaire. Une recherche OSINT ne permet pas, à elle seule, de déterminer qu'une infraction est constituée.
Un avocat peut conseiller sur les démarches appropriées, notamment lorsque des délais de prescription spécifiques sont susceptibles de s'appliquer.
E-réputation et protection de l'image numérique
Les entreprises, les professionnels et les particuliers peuvent être confrontés à des informations inexactes ou préjudiciables publiées sur Internet.
Une cyberenquête OSINT peut contribuer à recenser des publications publiques, à identifier les plateformes concernées et à conserver une documentation permettant d'examiner les contenus contestés.
Cette démarche peut être utile pour préparer une demande de correction, de retrait ou une consultation juridique.
Le simple caractère négatif d'une publication ne signifie cependant pas qu'elle soit illicite. La liberté d'expression, les droits des personnes et les règles applicables doivent être pris en compte.
Recherches financières et patrimoniales en sources ouvertes
Certaines ressources officielles permettent d'accéder à des informations économiques ou commerciales concernant les entreprises, leurs établissements et certaines opérations publiées.
Les registres publics peuvent contribuer à documenter des participations déclarées, des activités commerciales ou des informations immobilières dans les limites prévues par les règles d'accès.
Ces recherches peuvent être utiles à la compréhension d'une situation patrimoniale ou commerciale, notamment dans un contexte de litige ou de recouvrement.
Les informations ainsi disponibles ne constituent toutefois pas un inventaire complet des actifs ou de la solvabilité d'une personne. Les comptes bancaires, les données fiscales confidentielles et les autres renseignements protégés ne peuvent pas être obtenus par de simples recherches OSINT.
La confidentialité au cœur des investigations numériques
Les cyberenquêtes peuvent conduire à manipuler des documents sensibles ou des données personnelles. Leur traitement doit être adapté à l'objectif poursuivi et limité aux informations réellement nécessaires.
Les outils informatiques peuvent faciliter le classement local des documents, l'organisation des accès et la traçabilité des opérations techniques.
Lorsque des services externes sont utilisés, notamment des plateformes en ligne ou des systèmes d'intelligence artificielle, il convient de vérifier les conditions de transmission, de conservation et de traitement des données.
La confidentialité ne dépend pas seulement des fonctionnalités d'un logiciel. Elle repose également sur les pratiques de l'utilisateur, la sécurisation de ses équipements et le respect des obligations qui lui sont applicables.
Le cadre juridique et déontologique de la cyberenquête
La recherche d'informations publiques doit respecter le droit à la vie privée, la protection des données personnelles et les dispositions applicables aux activités d'investigation.
En France, l'article L. 621-1 du Code de la sécurité intérieure encadre la profession consistant à recueillir des informations ou renseignements pour des tiers en vue de la défense de leurs intérêts.
Lorsque la cyberenquête relève de cette activité réglementée, elle doit être réalisée par des professionnels disposant des autorisations requises. Le caractère public des sources ne dispense pas automatiquement de cette réglementation.
Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) s'applique aux traitements de données personnelles entrant dans son champ. Les recherches doivent notamment respecter les principes de finalité, de minimisation, de proportionnalité, de sécurité et de conservation limitée.
Sont exclus des pratiques OSINT licites le piratage de comptes, l'utilisation de bases volées, les accès frauduleux à des informations privées et les procédés visant à contourner les protections des services informatiques.
Quelle valeur pour un rapport de cyberenquête en justice ?
Un rapport de cyberenquête peut constituer un document utile pour présenter les faits, les recherches réalisées et les informations recueillies.
Lorsqu'il est établi par un détective privé habilité, il peut être communiqué à un avocat et éventuellement produit dans une procédure, sous réserve des règles applicables.
Cependant, le rapport d'un détective privé n'est pas automatiquement recevable ou probant du seul fait de son origine professionnelle.
La juridiction apprécie les conditions dans lesquelles les informations ont été obtenues, leur pertinence et leur valeur au regard du litige.
Les rapports techniques générés par les logiciels informatiques doivent également être distingués des constats et expertises réalisés par des professionnels disposant de qualifications ou de prérogatives particulières.
Les outils Cyberdétective® pour simplifier les recherches OSINT
Pacta Investigation Lab, développé par Alain Stevens, étudie des solutions informatiques destinées à rendre les techniques de cyberenquête plus accessibles.
Le projet Cyberdétective® associe le développement de logiciels, les méthodes OSINT, l'intelligence artificielle et l'automatisation de certaines tâches informatiques.
Les outils peuvent notamment faciliter le classement de fichiers, l'analyse de documents, l'extraction de métadonnées, la conservation autorisée de contenus numériques et la production de comptes rendus techniques.
L'intelligence artificielle peut aider les utilisateurs à comprendre une procédure, sélectionner des outils et préparer une méthode de traitement documentaire.
Les automatisations peuvent prendre en charge certaines opérations répétitives, avec des validations humaines lorsque cela est nécessaire.
Ces outils ne constituent pas des enquêteurs autonomes et ne garantissent ni l'exactitude des résultats, ni l'identification d'une personne, ni la résolution d'un litige.
Des solutions utiles aux victimes et aux détectives privés partenaires
Les victimes de cybercriminalité peuvent utiliser des logiciels pour documenter leurs propres situations, préserver les informations disponibles et préparer leurs démarches.
Les détectives privés partenaires peuvent utiliser ces technologies dans le cadre de leurs missions, afin de faciliter leurs propres recherches documentaires et traitements informatiques.
Les professionnels habilités restent responsables des enquêtes réglementées qu'ils réalisent, des vérifications sur le terrain et des conclusions contenues dans leurs rapports.
Pacta 360 fournit les outils informatiques et les ressources techniques, sans prendre en charge la conduite d'enquêtes privées pour le compte de tiers.
Quand la cyberenquête doit être complétée par d'autres investigations
Malgré leur intérêt, les recherches OSINT ne permettent pas de résoudre toutes les affaires de cybercriminalité.
L'identité réelle d'un utilisateur de faux profil, certaines données de connexion ou les informations détenues par des plateformes peuvent rester inaccessibles dans les sources ouvertes.
Selon les circonstances, une intervention judiciaire, une consultation auprès d'un avocat ou des investigations complémentaires réalisées par un détective privé peuvent être nécessaires.
L'intérêt des outils OSINT consiste alors à préparer et à structurer les informations disponibles, sans prétendre se substituer aux professionnels ou aux autorités compétentes.
Une approche issue de l'expérience de l'investigation informatique
Ancien détective privé spécialisé dans les enquêtes informatiques et la cybercriminalité dès 1999, Alain Stevens met aujourd'hui son expérience au service du développement technologique.
Son activité actuelle concerne les logiciels OSINT, le conseil informatique, l'intelligence artificielle, l'automatisation, la documentation et la formation.
Alain Stevens n'exerce plus la profession de détective privé et ne réalise pas d'enquêtes privées pour le compte de tiers.
L'objectif de Cyberdétective® est de rendre la cyberenquête plus compréhensible et accessible, en permettant aux utilisateurs de rechercher et documenter des informations publiques avec des outils informatiques, tout en conservant une méthodologie rigoureuse, le respect de la législation et la possibilité de solliciter des professionnels habilités lorsque la situation l'exige.
Découvrir le savoir-faire d'Alain Stevens en investigation numérique
Les informations présentées sur cette page sont générales. Elles ne constituent pas un conseil juridique et ne remplacent pas l'avis d'un avocat.
De la cyberenquête à l'enquête de terrain : une continuité entre informatique et investigation privée
Les recherches en sources ouvertes peuvent permettre de découvrir des informations utiles à la compréhension d'une fraude numérique. Une cyberenquête peut notamment faire apparaître des profils publics, des activités professionnelles, des liens commerciaux ou des éléments documentaires susceptibles d'orienter les vérifications.
Cependant, lorsqu'une recherche OSINT fait apparaître une personne susceptible d'être liée à une fraude, cette découverte ne signifie pas nécessairement que son identité ou sa responsabilité est établie. Les informations numériques peuvent être incomplètes, anciennes ou volontairement trompeuses.
Pacta Investigation Lab étudie une organisation permettant de prolonger les démarches informatiques par l'intervention de professionnels habilités. Lorsqu'une cyberenquête révèle une piste nécessitant des vérifications complémentaires, l'utilisateur peut être orienté vers un détective privé partenaire afin d'envisager une enquête sur le terrain.
Cette approche vise à établir une complémentarité entre les logiciels d'investigation numérique et les compétences des agents de recherches privées, sans confondre les responsabilités de chaque intervenant.
Une première étape réalisée directement par la victime avec les outils Cyberdétective®
Lorsqu'une personne subit une escroquerie sur Internet, une usurpation d'identité ou une autre forme de fraude numérique, elle peut disposer d'informations dont elle ne connaît pas immédiatement l'utilité.
Il peut s'agir de messages électroniques, de publications publiques, de références de sites Internet, de photographies, de documents ou d'informations communiquées pendant les échanges avec l'auteur présumé de la fraude.
Les logiciels Cyberdétective®, développés ou étudiés au sein de Pacta Investigation Lab, ont pour objectif de faciliter les premières opérations informatiques réalisables par la victime.
L'utilisateur peut notamment être assisté pour organiser ses documents, sauvegarder des contenus accessibles légalement, consulter des ressources publiques, vérifier certaines informations et constituer un dossier chronologique.
L'intelligence artificielle peut contribuer à expliquer les procédures, identifier les outils adaptés et préparer une méthode de travail compréhensible, même sans connaissances approfondies en programmation ou en OSINT.
L'utilisateur conserve la maîtrise des recherches qu'il effectue. Pacta fournit les solutions informatiques et l'assistance technique, sans conduire d'enquête nominative pour le compte du client.
Lorsqu'une cyberenquête fait apparaître une personne ou une piste sérieuse
Une recherche numérique peut parfois faire apparaître des informations concernant une personne, une entreprise ou une activité susceptible d'être liée à un incident.
Par exemple, une victime d'escroquerie peut découvrir qu'une photographie utilisée dans une annonce frauduleuse apparaît également sur d'autres sites. Une vérification documentaire peut aussi mettre en évidence des informations publiques concernant une société ou une activité commerciale.
Dans certains cas, plusieurs éléments concordants peuvent conduire l'utilisateur à envisager une piste d'investigation. Toutefois, ces rapprochements ne constituent pas nécessairement une identification fiable de l'auteur des faits.
Une photographie peut avoir été volée, une identité peut avoir été usurpée, un numéro de téléphone peut avoir changé de titulaire et plusieurs personnes peuvent utiliser des pseudonymes similaires.
Il est donc essentiel de distinguer une correspondance informatique, une hypothèse documentaire et une identification effectivement vérifiée.
Lorsque la situation justifie des recherches complémentaires, la victime peut décider de contacter un détective privé habilité pour faire examiner les éléments recueillis et envisager les vérifications nécessaires.
Contacter directement un détective privé partenaire de Pacta 360
Pacta 360 envisage de faciliter la mise en relation entre les utilisateurs des outils Cyberdétective® et des détectives privés partenaires disposant des autorisations nécessaires à l'exercice de leur profession.
Cette possibilité permettrait à une victime de prolonger ses démarches lorsqu'elle estime que les seules recherches informatiques ne suffisent plus à répondre aux questions soulevées par son dossier.
Le contact avec le détective privé serait effectué directement par le client. Le professionnel examinerait la demande, apprécierait sa légitimité, définirait les recherches envisageables et déterminerait les conditions de son éventuelle intervention.
Les prestations, les honoraires, les délais et les responsabilités seraient définis directement entre la victime et le détective privé, dans le cadre d'une relation contractuelle distincte des prestations informatiques proposées par Pacta.
Cette organisation préserve l'indépendance professionnelle des détectives privés partenaires et évite de présenter Pacta comme une agence réalisant elle-même des enquêtes réglementées.
Préparer un dossier documentaire avant de consulter un détective privé
L'un des intérêts des outils informatiques est de faciliter l'organisation des informations que la victime souhaite présenter à un professionnel.
Un dossier peut notamment contenir une présentation chronologique des faits, des copies de messages conservés, des références de publications publiques, des documents reçus par la victime et des résultats de recherches en sources ouvertes.
Les logiciels peuvent assister le classement des fichiers, la conservation de leurs références, l'extraction de métadonnées et la génération d'un compte rendu technique au format HTML ou PDF.
Lorsque cela est approprié, des empreintes numériques SHA-256 peuvent être calculées afin de faciliter les vérifications ultérieures de l'intégrité des fichiers conservés.
Ces éléments constituent des supports documentaires. Ils ne garantissent pas l'authenticité des informations ni leur recevabilité automatique devant une juridiction.
Le détective privé destinataire peut examiner les documents, demander des précisions, écarter les informations insuffisamment fiables et déterminer les recherches qui peuvent être légalement poursuivies.
Le rôle du détective privé : vérifier les informations numériques sur le terrain
Les détectives privés possèdent des compétences spécifiques dans la conduite d'investigations et la recherche de renseignements destinés à la défense des intérêts de leurs clients.
Lorsqu'une cyberenquête fait apparaître des éléments nécessitant une confirmation, un détective privé peut apprécier l'intérêt de vérifications complémentaires, sous réserve de leur légitimité et de leur conformité à la réglementation.
Selon la nature de la mission, les recherches peuvent notamment porter sur la vérification d'informations commerciales publiques, la compréhension d'une situation matérielle ou la confirmation de certains faits par des moyens d'investigation légalement autorisés.
Les investigations sur le terrain peuvent parfois permettre de confirmer ou d'infirmer une hypothèse issue des recherches numériques. Elles peuvent également montrer qu'une correspondance trouvée sur Internet était trompeuse.
Le détective privé reste responsable des méthodes qu'il utilise, des informations qu'il recueille et des conclusions contenues dans son rapport professionnel.
Un exemple : une fraude commerciale documentée par des recherches OSINT
Une victime effectue un paiement auprès d'un vendeur rencontré sur une plateforme d'annonces, mais ne reçoit jamais le produit. Elle conserve les échanges, la référence de l'annonce et les informations communiquées pendant la transaction.
Grâce aux outils informatiques, elle peut organiser les documents, conserver les informations publiques disponibles et consulter certaines ressources permettant de vérifier l'existence d'une activité commerciale.
Les recherches peuvent révéler des incohérences entre les déclarations du vendeur et les informations publiquement accessibles. Elles peuvent également faire apparaître une entreprise ou une adresse mentionnée dans plusieurs documents.
Ces éléments ne suffisent toutefois pas à prouver que le vendeur est bien la personne ou l'entreprise identifiée. Les informations peuvent avoir été utilisées frauduleusement par un tiers.
Si la victime souhaite poursuivre les vérifications, elle peut transmettre les documents pertinents à un avocat ou contacter un détective privé habilité.
Ce dernier peut apprécier la possibilité d'une investigation complémentaire, tandis que les démarches nécessitant des données bancaires ou des informations de connexion privées relèvent des procédures légales et des autorités compétentes.
La mise en relation ne constitue pas une délégation d'enquête à Pacta
Le fonctionnement proposé repose sur une séparation explicite entre l'assistance informatique et l'activité de recherches privées.
Pacta Investigation Lab conçoit des logiciels, étudie des solutions d'intelligence artificielle et d'automatisation, fournit des ressources techniques et propose de la formation.
Pacta ne reçoit pas de mandat pour identifier une personne ou conduire des investigations nominatives au bénéfice d'un tiers.
Le détective privé partenaire, lorsqu'il est directement sollicité par une victime, agit pour son propre compte professionnel et dans le cadre du contrat conclu avec son client.
Les détectives privés partenaires doivent disposer des titres et autorisations requis. Le recours à un professionnel ne dispense pas de vérifier sa situation administrative et la légalité des opérations proposées.
Ce modèle vise à préserver la distinction entre les éditeurs d'outils informatiques et les professionnels chargés des enquêtes réglementées.
Protéger les informations personnelles lors de la transmission du dossier
Une victime de cybercriminalité peut disposer de documents contenant des informations sensibles, notamment des correspondances, des justificatifs financiers ou des données personnelles.
Les outils Pacta privilégient, lorsque cela est techniquement possible, le stockage local des documents sur les équipements de l'utilisateur.
La transmission éventuelle d'un dossier à un détective privé relève d'une démarche volontaire de la victime et doit être limitée aux informations nécessaires à l'examen de sa demande.
Le professionnel destinataire est responsable des traitements de données qu'il réalise dans le cadre de ses obligations. Les parties doivent utiliser des moyens de communication adaptés à la confidentialité des documents transmis.
La mise en relation ne doit pas entraîner automatiquement la communication à Pacta des informations confidentielles contenues dans le dossier.
Et si l'OSINT et l'enquête de terrain ne suffisent toujours pas ?
Certaines fraudes numériques ne peuvent pas être élucidées uniquement à partir des sources ouvertes ou des investigations privées.
L'identification du titulaire réel d'un compte en ligne, l'obtention de certaines données de connexion ou l'accès aux informations détenues par des établissements financiers peuvent nécessiter une procédure judiciaire.
Les détectives privés ne disposent pas des mêmes prérogatives que les services d'enquête judiciaire. Ils ne peuvent pas obtenir librement les données protégées de plateformes, d'opérateurs ou de banques.
Lorsque de telles informations sont nécessaires, la victime peut être amenée à déposer plainte ou à consulter un avocat pour examiner les démarches juridiquement appropriées.
Les informations déjà documentées peuvent contribuer à présenter les faits, sans préjuger des investigations ou décisions des autorités compétentes.
Une complémentarité entre autonomie numérique et expertise professionnelle
Le projet Cyberdétective® repose sur une idée : permettre aux victimes de mieux comprendre et documenter leurs propres situations avant de solliciter, si nécessaire, une expertise extérieure.
L'intelligence artificielle et l'automatisation peuvent faciliter les recherches documentaires autorisées, sans se substituer au jugement humain ou à la vérification des informations.
Les détectives privés partenaires apportent, lorsque leur intervention est justifiée, leurs compétences d'investigation et leurs possibilités de vérification sur le terrain.
Les avocats et les autorités compétentes interviennent dans leurs domaines respectifs lorsque des démarches juridiques ou judiciaires deviennent nécessaires.
Pacta Investigation Lab entend ainsi faciliter le passage entre la cyberenquête réalisée à l'aide d'outils informatiques et les investigations complémentaires conduites par des détectives privés indépendants et habilités, sans exercer lui-même d'activité de recherches privées.
Plus de 25 ans d'expérience à l'origine du projet
Ancien détective privé spécialisé dans les enquêtes informatiques dès 1999, Alain Stevens met aujourd'hui son expérience au service de la conception de logiciels OSINT, de l'intelligence artificielle, de l'automatisation et de la formation.
Sa connaissance des méthodes d'investigation lui permet de concevoir une organisation dans laquelle les outils informatiques facilitent les premières démarches, tandis que les professionnels habilités conservent leur rôle dans les enquêtes réglementées.
Cette approche favorise l'autonomie des utilisateurs tout en reconnaissant les limites des recherches en sources ouvertes.
Information importante : les outils Cyberdétective® fournissent une assistance informatique et documentaire. Ils ne garantissent ni l'identification d'un auteur ni la résolution d'une affaire. Les enquêtes privées relèvent des professionnels habilités. Les informations de cette page ne remplacent pas l'avis d'un avocat.